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LES NOUVEAUX HOMMES

Nous allons rester dans le thème des filles qui, paraît-il font peur aux hommes. Vaste programme ! D’ailleurs, je déteste cette expression, et il semblerait que les hommes ont un problème vis-à-vis des filles aujourd’hui. Je sais, tout cela peut paraître simplifié mais non seulement je parle d’après expérience mais également d’après celle des autres.

Petit extrait d’une discussion dans un fumoir lors de la nuit de la St Sylvestre :
– Homme de 45 ans : « C’est incroyable, il n’y a pas beaucoup de mecs ce soir, vous êtes toutes entre filles »
– Fille de 30 ans : « Ce n’est pas plus mal comme ça, de toute façon on est beaucoup mieux sans eux »
– Copine de la fille de 30 ans : « Au moins on est sûr de s’amuser et on est entre nous »
– L’homme : « Justement. Où est l’intérêt d’être seule, c’est triste non ? Je n’ai jamais vu un club où il y a autant de filles seules ou entre elles »
– (…)
– La fille : « De toute manière à quoi ça nous servirait ? Les mecs sont nuls, en plus ils ne savent pas assurer »
– L’homme : « Oh là, c’est une provocation, vous me cherchez là. N’empêche, je plains les filles d’aujourd’hui. Je n’aimerais pas être à votre place. […] Le gros problème des mecs c’est qu’avant, les filles se contentaient de simuler, maintenant ils doivent les faire jouir à tous les coups, c’est beaucoup plus difficile »
– La fille : « Carrément. Et ils ne savent toujours pas comment nous faire jouir d’ailleurs , c’est pour ça qu’on s’en passe et qu’on continue de simuler !»

J’ai bien dis « vaste programme » ? Vaste hécatombe oui. Désespérant même. Quel que soit le sujet qu’on aborde aujourd’hui, il est teinté de fatalisme.
J’aurais aimé vivre du temps de la Renaissance, pour des milliers de raisons…… Quoique !
Je n’ose pas prononcer le mot « décadence », je vois d’ici tous les gens qui vont se liguer contre moi et qui vont dire que cette fille doit arrêter de raconter n’importe quoi ! Ceci dit je rejoins les adeptes de la décadence de notre époque sur certains points (seulement).
Je ne fais qu’écouter autour de moi et force est de constater que j’entends toujours la même chose et ce n’est pas rose. J’ai parfois l’impression que l’on va à reculons.

Revenons aux femmes (et aux hommes).
Savez-vous que plus d’une fois j’ai entendu une femme, souvent veuve, qui (parfois) n’a connu qu’un seul homme dans sa vie (autre génération), dès lors qu’elle se retrouve seule, elle se rend compte qu’elle n’a jamais connu ce qu’est une vraie jouissance, elle n’a jamais su ce qu’est de faire l’amour en explorant tout les terrains possibles du plaisir. Bon, vous allez me dire, on peut s’en passer ? Eh bien non. Je ne dis pas que c’est un but à atteindre, je ne vous parle même pas des antagonistes clitoridienne/vaginale, j’ai même souvent tendance à dire que ce qui compte c’est avant tout le plaisir, les sensations, les émotions, la jouissance n’est pas une fin en soi. Pour moi. Ceci étant, cela ne veut pas dire que les mecs doivent se la couler douce et ne penser qu’à eux. On existe et on a droit à la jouissance autant qu’eux ! (Oui oui, la jouissance masculine peut paraître mécaniquement associé à l’éjaculation et j’admets que ce n’est pas aussi simple).
Je reviens à ces femmes qui découvrent la liberté (et la jouissance) sur le tard. Du coup, elles n’ont plus envie de « se caser » mais de s’amuser quand elles le peuvent encore et de profiter de cette nouvelle liberté.

Pourquoi en sommes nous arrivées à cette triste constatation ?
Il arrive qu’on mette en avant la libération de la femme (pas seulement sexuelle), mais les femmes savent ce qu’elles veulent, elles s’affirment, sont indépendantes, se sont battues pour la parité… (Il n’est pas question ici d’aborder tous les sujets, il faudrait que je développe à chaque fois, le nouveau débat étant d’ailleurs la soi-disant régression des trentenaires, dont les mères se sont battues pour une certaines égalité homme-femme et qui aujourd’hui se complaisent dans un schéma plus classique et reviennent à des valeurs féminines classiques, régressives pour les « féministes »).

Et parallèlement à cela, les hommes sont perdus, ne savent plus vraiment où ils se situent, entre le métrosexuel, l’übersexuel (pfff j’en passe !). Pendant longtemps on leur a signifié qu’ils étaient supérieurs, plus fort, plus…
Aujourd’hui ils se retrouvent dans une bataille que l’on a appelé « l’égalité des sexes », ils doivent être capable de faire ce que les femmes font, on leur demande d’être viril et de savoir exprimer leur côté féminin. Ils ont apparemment du mal à se situer.
Ce qui serait bien c’est d’arrêter de catégoriser, de vouloir sans arrêt mettre les gens dans des cases et de considérer l’être humain dans son ensemble. Après on dissèque.

Regardez la génération virtuelle d’aujourd’hui, à l’apogée du chat je tchattais presque tout les soirs, c’est incroyable le nombre de caïds (au sens sportif de haut vol dans une chambre à coucher) que l’on rencontre sur internet, il y a ceux qui vous promettent monts et merveilles, ceux qui sont prêts à tout même à vous payer pour que vous acceptiez un « vrai » rendez-vous, ceux qui essaient d’être romantiques ou parlent d’autres choses sauf de sexe mais qui terminent toujours par faire des allusions. La petite histoire c’est que je tchattais avec un mec, la discussion était axé sur le sport, nous nous sommes rencontrés aux Tuileries pour un jogging et une petite séance de remise en forme. On s’est très bien entendu, on a bien ri, on a fait nos petits exercices et ensuite chacun est sagement rentré de son côté.
En revanche, nous avons continué à tchater et c’est devenu de plus en plus hot, jusqu’à se dire ce qu’on avait envie de faire à chacun. Logiquement, nous nous sommes donné un autre rendez-vous, chez moi et il n’est jamais venu.
J’ai presque envie de dire que les mecs de nos jours n’ont décidément plus de c******
Je repense à un épisode de Sex & the City où un homme pose un lapin à Miranda. Quand elle appelle chez lui, on lui apprend qu’il est décédé la veille d’un accident de moto. Je vous le dis tout de suite, mon caïd n’a rien eu, je crois même qu’on s’est recroisé sur le tchat mais évidemment je l’ai vite zappé car je ne sais plus quel mensonge il a trouvé.
Quand j’ai raconté cette histoire à mon chat en peluche (oui oui oui, on est d’accord) il m’a répondu que j’ai dû faire peur au garçon !
Pardon ? J’ai dû mal entendre. Peur de quoi ? Je ne lui ai pas dit que j’allais lui sauter dessus et disposer de son corps comme je l’entendrai (et je suis sûre que certains fantasment sur ce scénario… pas forcément avec moi, entendons-nous bien), non, nous nous sommes extrêmement chauffés par tchat, lui comme moi, il y avait beaucoup de choses qu’il avait envie de faire et je ne suis pas certaine que ce soit moi qui ait mené la discussion sur cette pente vertigineuse.

J’ai une question : les hommes ont peur de quoi au juste ?
Même dans la série V, les aliens avaient pris une forme humaine (oui super comme référence), non, parce que à force je vais finir par croire que je suis une extra-terrestre qui fait peur aux pauvres petits humains. Honnêtement, ce n’est pas moi qui aie une face cachée.
Après, qu’on ne s’étonne pas que beaucoup de filles partent du principe que les hommes n’assurent pas et qu’elles s’en passent. Ils n’osent déjà pas venir à un rendez-vous. Vous allez me dire, je devrais déjà être heureuse des échanges « tchat ». Non, non et non, on ne peut pas se contenter de ça.

La génération virtuelle ou l’inconséquence technologique… ça me rappelle quelque chose…….

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